[Qualité de vie, Environnement]
Des commerçants et hôteliers s'impliquent dans le programme d'économies d'eau lancé par la Ville de Rennes. Mardi 17 janvier, ils ont signé une charte les engageant à baisser sensiblement leur consommation.
«Nous sortons d'un siècle où nous avons pris de mauvaises habitudes de consommation sans jamais nous soucier de la gestion des ressources», constate amèrement le président de l'agence locale de l'énergie, Jean-Luc Daubaire. Une époque révolue? Pas totalement mais la prise de conscience est en marche. Fini le robinet qui goutte dans l'indifférence la plus totale.
Depuis 2009, la Ville s'est engagée dans un programme d'économies d'eau ayant pour but de baisser de 2 millions de m3 le volume consommé à Rennes chaque année en agissant sur toute la chaîne, du prélèvement à la distribution. Une nouvelle étape a été franchie mardi 17 janvier avec la signature d'une charte par une trentaine de commerçants et d'hôteliers reconnaissables à des affichettes Ecodo apposées sur leur vitrine. Là aussi l'objectif est chiffré: 0,8 million de m3 en moins d'ici 2020.
Un guide des bonnes pratiques
«Nous mettons des moyens à leur disposition, explique Marc Hervé, conseiller municipal à l'eau et à l'assainissement. Des formations aux écogestes, des diagnostics de leurs pratiques…» Les résultats de ces expérimentations feront l'objet d'un guide regroupant les actions qui auront fait leurs preuves. Certains de ces signataires ont d'ailleurs déjà changé leurs pratiques ces dernières années. «Dans notre hôtel, nous avons mis en place des circuits différenciés pour utiliser les eaux de pluie dans les sanitaires, explique Véronique Brégeon propriétaire de Le Coq Gadby. On pourrait imaginer le faire également pour les lingeries, si la réglementation nous le permettait.»
Même son de cloche de l'autre côté de la ville, sous la coupole de la jardinerie Truffaut. «Pour produire 100 litre d'eau osmosée pour nos aquariums nous avions besoin de 300 litres d'eau du robinet il n'y a pas encore longtemps. Désormais, grâce au progrès technique, il nous faut 130 litres.» Et les sources d'économie ne sont pas encore toutes explorées…
DP
vos réactions à cet article - 0 réaction