Logo de la ville de Rennes
  • jeudi 17 mai 2012
  • Standard Mairie : 02 23 62 10 10
  • Adresse email Rennes 

Bienvenue sur rennes.fr


Vous êtes ici : Accueil > Actualités 
sommaire


[Accueil, Urbanisme, Logement, Quartiers]

« retour à la liste

Mise à jour : 25/01/2012

Un "Mur de Berlin" rue Saint-Michel ?

Photos CR
Photos CR

Alors que l’immeuble menace toujours de s’écrouler, une nouvelle barrière de sécurité a été installée depuis plusieurs jours pour protéger d’éventuelles chutes de matériaux. Sur place, les commerçants commencent à trouver le temps long…

Dans le quartier, on lui a déjà trouvé un petit nom : le mur de Berlin. Avec un brin de malice, plus qu’une référence à la RDA: «Il est moche! Quand je pense à la jolie fresque derrière, qui venait d’être terminée…» Pour la gérante de la boutique de thés, l’attente devient pénible. «Personne ne sait vraiment ce qu’il va se passer. L’immeuble sera-t-il démoli? La Ville veut convaincre les copropriétaires de venir nous expliquer leur situation. Mais je n’y crois pas trop…» Quant à l’avenir de l’immeuble, elle le dit sans ambages: «J’aimerais bien qu’il s’écroule!»



« J’aimerais bien qu’il s’écroule ! »

Dans le quartier, c’est un peu ce que tout le monde pense. «Qu’on en finisse!, peste Yves, l’horloger. On se croirait en prison, c’est pas très agréable. Tout ce que j’attends, c’est qu’on démolisse l’immeuble.» S’il est trop tôt pour évoquer une incidence sur le chiffre d’affaires, il est certain que le passage d’à peine 2 m de large n’a rien de très attrayant. «J’ai demandé qu’il mettent de la lumière, le soir ça fait un peu coupe-gorge!»



Juste à côté, la sandwicherie a l’air tout aussi engoncée. D’autant qu’elle subit, en plus, des travaux de façade qui s’éternisent. Là encore, il a suffit de gratter pour découvrir d’importantes altérations de la structure… «Quand on a acheté le fonds de commerce, raconte la gérante, on ne s’est pas rendu compte. Il y a de plus en plus de travaux et les propriétaires rechignent à payer. Début janvier, on était vraiment démoralisés.» Aujourd’hui, son restaurant n’a plus de terrasse, mais une banderole annonce qu’il reste ouvert. «Les gens pensaient qu’on était fermés!»



« Quand c’est pourri, c’est pourri »

Avec la cheminée qui menaçait de chuter, la semaine dernière place Sainte-Anne, la multiplication des chantiers donne le tournis aux riverains. Et tout le monde semble se poser la question: à qui le tour? «J’aurais aimé avoir plus d’informations, regrette la patronne du Petit Gourmand. Une personne de la mairie est venue me voir au bout de deux jours, mais elle ne m’a pas donné beaucoup d’explications.»



Et la préservation à tout prix de ces fameux colombages commence à peser sur les nerfs. «Je n’ai pas de crainte particulière sur mon immeuble, estime Yves. Mais quand c’est pourri, c’est pourri. Avec tous les moyens qu’on a maintenant, on peut bien intégrer des trucs plus contemporains, non?»

CR

Plus d'infos sur le centre ancien : lire ici notre dossier

vos réactions à cet article - 2 réactions

Mahé

Et la fresque derrière la palissade ! elle a couté combien à la ville de Rennes ???

Mercredi 25 Janvier 2012 - 10:49

Erwan Corre

Bonjour, je m'étonne de voir la Mairie déployer un maximum de précaution pour... laisser le bâtiment en l'état et attendre qu'il s'effondre de lui-même... C'est vrai, déblayer des gravats, ça coûte moins cher. Et au 6 rue Capitaine Dreyfus... Rien de puis 2 ans. Au 4 rue des Francs Bourgeois, procès en cours depuis 3 ans... Si un jour ces immeubles s'effondrent ou subissent un incendie ? Je remarque comme beaucoup que souvent les logements de ces immeubles sont hors-norme mais qu'il sont mis en location au mépris du règlement sanitaire départemental que doit faire respecter la Mairie... Pour encaisser les loyers, les propriétaires et les agences immobilières sont au point... mais dès qu'on leur colle une procédure avec expertise et compagnie, là, il n'y a plus personne pour débourser l'argent nécessaire à la rénovation et les procédure durent des années... Dans ce cas, que la Mairie interdise purement et simplement la possibilité de location des logements qui ne sont pas aux normes... Ce n'est pas compliqué il me semble ! A suivre donc...

> Réponse: Les services de la Ville doivent attendre que l'architecte des Bâtiments de France se prononce sur la conservation -ou non- des matériaux. Quant à la déconstruction, elle devra être à la charge des copropriétaires. S'ils ne veulent ou ne peuvent payer, la Ville lancera une déclaration d'utilité publique, procédure qui peut prendre plusieurs mois...

La rédaction

Mercredi 25 Janvier 2012 - 09:57


VOTRE QUARTIER
La MAIRIE
Services en ligne



RENNES, Vivre en intelligence

©2009 Ville de Rennes - tous droits réservés -
Aller à la page rss