[Quartiers]
C'est un vrai challenge architectural que s'apprête à relever le Blosne. Comment densifier un quartier pour accueillir de nouvelles populations tout en conservant son caractère vert?
Lorsqu’on arrive à Rennes par le sud, on aperçoit de loin la ville et ses tours, bordant la campagne. L’image est belle et illustre la volonté politique de conserver les paysages agro-naturels limitrophes et de densifier la vie urbaine intra-rocade. C’est l’esprit du projet architectural du Blosne qui a été présenté aux habitants mardi 31 janvier par Jean-Christophe Cuny, architecte. «Notre projet est de s’inscrire dans le bâti existant et de le valoriser en y intégrant de nouveaux bâtiments de tailles diverses, 12, 30 et 50 mètres, explique l’architecte. Nous avons aujourd’hui des immeubles en hauteur qui génèrent peu d’urbanité. La volonté est de travailler sur les cœurs d’îlots, en créant des espaces d’intimité à l’intérieur des îlots et en ouvrant les bâtiments côté rue.»
«Un jardin est plus valorisant qu'un parking»
En clair, animer un quartier en y introduisant des commerces, des boutiques de plain-pied, en faisant dialoguer les formes urbaines avec les espaces environnants. «Nous adhérons à l’idée que dans une ville, un jardin est plus valorisant qu’un parking» affirme Jean-Christophe Cuny. Densifier tout en conservant un quartier aéré, des espaces verts généreux. A la sortie du métro Triangle, il est ainsi prévu d’instaurer une circulation à double-sens d’un côté, et de l’autre une circulation douce. «Le vis-à-vis entre les immeubles sera de 30 mètres. Ça laisse de la place.»
Il est aussi prévu de créer des ramblas dans l’esprit de celles qui existent à Barcelone. C’est-à-dire des promenades centrales et piétonnes bordées de commerces, de bancs, propices à la flânerie, aux relations sociales. Insuffler de la vie à un quartier qui va accueillir pas mal de nouveaux habitants dans les prochaines années. Qu’en pensent ceux-ci? «On est en plein cœur de ville. Vous pensez que ce sera assez densifié?» s’interroge un habitant. «2000 à 2500 nouveaux logements sur les 8000 existants, c’est déjà pas mal, non? on réinjecte de la ville sans détruire l’existant. Il va falloir que ça fonctionne. On pourra faire un premier bilan dans dix ans» a conclu l'élu de quartier, Frédéric Bourcier.
JM
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