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L'ovalie rennaise vient de se doter d'un terrain synthétique. Inauguré samedi 4 février, il permet de multiplier les entraînement et les matchs même lorsque les conditions météo sont mauvaises.
«Cest comme si on jouait tout le temps en mai !». Depuis janvier, Mael Le Galloudec entraîne les cadets du Rec Rugby sur le synthétique du centre d'entraînement Alain Crubillé. Avec bonheur. Le terrain a été inauguré samedi par Daniel Delaveau, les dirigeants du Rec Rugby et ceux du Stade Rennais Rugby. La grande pelouse vert vif ressemble à une aire de foot américain, striée de lignes blanches avec ses grands poteaux flambant neufs. À côté, le terrain en herbe, abîmé par le froid et charrié par les crampons, prend un sérieux coup de vieux.
Premiers de leur groupe au niveau national en Cadets Teulière, les jeunes, âgés de 15 à 16 ans, y jouent désormais leurs matchs «dans des conditions optimum» d'après Mael Le Galloudec. «En hiver, les terrains difficiles nivellent le jeu des équipes. Sur synthé, la vitesse prime et la différence de valeur entre les joueurs est plus marquée. Il avantage les techniciens.» Et ça tombe bien car au REC, on aime les envolées. «Le synthétique correspond à notre philosophie basée sur le jeu en mouvement», explicite Bertrand Lyon, co-président avec Loïck Le Brun d'un club comptant près de 500 licenciés.
«Incontournable pour la période hivernale»
Spécifique à la pratique rugbystique, le synthé fait déjà recette, occupé chaque soir de la semaine, toute la journée le mercredi et le week-end pour les matchs. Finis les entraînements en salle ou la boue sur les ballons. Brûle-t-il lors des plaquages ? «Un peu, sourit Raphaël Blandel, un avant de la Fédérale 2 du Rec. Ça fait bizarre au début mais, au final, c'est comme un terrain gazonné.» 
Sa réalisation, éclairage inclus, a coûté 800 000 euros, dont 100 000 apportés par la Fédération Française de Rugby et 150 000 par la Région. La Ville a voulu soutenir deux clubs ambitieux et un sport en pleine croissance qui, selon Sébastien Sémeril, adjoint aux sports, «attire plus en plus de jeunes».
Seul terrain éclairé au Champ Orand, l'aire de jeu accueille le REC et le Stade Rennais Rugby, dont l'équipe-phare féminine évolue dans le Top 10, le plus haut niveau hexagonal. «C'est un outil de travail incontournable pour la période hivernale qui nous permet d'avoir toujours un terrain disponible où s'entraîner», apprécie Guirec Le Guillou, secrétaire du Stade Rennais Rugby. Un atout pour le club et ses trois internationales françaises qui jouent le tournoi des six nations.
Nicolas Auffray
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