Un corps sain, dans un esprit sain et dans une ville saine : la santé et le développement durable demeurent indissociables. La qualité de l’habitat, des espaces verts ou de l’eau, la place des transports collectifs, le niveau des nuisances sonores… constituent autant de facteurs exogènes qui agissent directement sur la santé des populations. Avec ses partenaires, c’est à la collectivité qu’il revient de mettre en oeuvre les opérations
nécessaires à la protection des milieux naturels et à l’aménagement durable de la ville afin de promouvoir des environnements sains, favorables à la santé de ses habitants.
A travers ses documents d’urbanisme), la Ville de Rennes cherche à améliorer le cadre de vie notamment en développant les mixités sociales, intergénérationnelles, commerciales, en prenant davantage en compte les exigences environnementales. Elle encourage ainsi le développement des modes de transport alternatifs (extension du métro, création de parcs-relais, pédibus…), des énergies renouvelables dans la construction, des études d’impact santé dans les programmes d’aménagement et des outils de diagnostic de la qualité environnementale (qualité de l’air, cartographie du bruit…).
La bonne qualité relative de la construction à Rennes préserve la ville de situations d’insalubrité critique dans les quartiers ou les équipements publics. La Ville de Rennes demeure toutefois active dans la lutte contre le logement vétuste. Elle mène ainsi des opérations ciblées de gestion des risques dans l’habitat(saturnisme, légionellose, amiante, radon…), de réhabilitation d’immeubles et de promotion des techniques et matériaux de construction écologiques auprès des habitants.
En qualité d’employeur, la Ville de Rennes adapte ses objectifs de politique environnementale à ses propres services, grâce au Plan de déplacement des agents (PDA). Celui-ci dresse la liste des actions destinées à réduire l’usage de la voiture sur le trajet domicile-travail de ses salariés, au profit des transports collectifs, du vélo et du covoiturage. Formalisé par un engagement écrit, il porte sur la réalisation d’équipements techniques (abris vélos, places de stationnements, covoiturage…), la fourniture de deux kits transports (un casque, une cape, une carte…) et l’octroi d’aides financières incitatives (prise en charge partielle de l’abonnement bus-métro…). Il prévoit également des opérations de sensibilisation auprès des personnels municipaux (forums d’information, balades découverte en vélo, ateliers mécaniques, etc.).
La politique de reconquête de l’eau menée par la Ville de Rennes (traitement, approvisionnement, renforcement des contrôles…) garantit aujourd’hui aux usagers la qualité de l’eau distribuée au robinet et dans les restaurants scolaires. Ils en sont eux-mêmes tenus informés. Par ailleurs, les eaux de loisirs et de baignade font l’objet d’une surveillance étroite.
Pour réduire l’usage des pesticides, les jardiniers de la Ville de Rennes pratiquent désormais la gestion différenciée des espaces verts et l’entretien manuel. Le guide « Jardiner au naturel » conseille les jardiniers amateurs sur les bonnes pratiques à adopter.
Soucieuse d’améliorer la cohabitation entre l’homme et l’animal, la Ville de Rennes développe enfin des actions en faveur de l’intégration des animaux dans la ville, lesquelles concernent notamment l’éducation canine, la gestion raisonnée des espèces prolifiques et la modernisation des structures d’accueil.
Pour réduire les nuisances sonores, la Ville de Rennes a fait le pari de la convivialité et du dialogue.
Dans les quartiers, des médiateurs bénévoles interviennent à la demande des habitants pour résoudre les querelles de voisinage. En appui, un support de communication a été élaboré en collaboration avec des associations (« Moins de bruit pour mieux s’entendre »).
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flelain
Vous parlez malheureusement bien peu de la voiture et de ses nuisances au quotidien en termes de pollution et de bruit.
Qui est satisfait aujourd'hui de vivre dans un appartement qui donne directement sur une rue ou un boulevard ? Mais pourtant la voiture reste LE moyen de transport de la majorité des habitants de Rennes et son agglomération. Et l'environnement immédiat des rues et avenues de la ville en pâtit tant sur le plan sonore que celui de la pollution.
Quelles mesures -outre celles à destination des salariés de la ville- pour faire un pas de plus vers une ville plus calme et plus respirable ?
Quelques propositions en vrac, que je pense relayées par quelques associations rennaises :
- limiter la vitesse à 30km/h en ville. Les automobilistes les plus fervents protestent en général dans un premier temps dans les villes où cela est appliqué. Avant de se rendre compte que le temps de trajet n'est finalement que très peu impacté.
- réserver plus de quartiers à la circulation douce uniquement. De même : vives protestations des automobilistes, riverains, commerçants dans un premier temps en général. Puis les quelques désagréments occasionnés font vite place à la quiétude retrouvée dans le quartier une fois de nouvelles habitudes prises.
- octroyer plus de place et de priorité aux piétons en ville. Regardons autour de nous : nous nous arrêtons tous devant un passage piétons pour laisser passer les voitures. Ensuite seulement nous nous engageons. N'est-il pas temps d'inverser les politesses ?
- continuer de développer un réseau étendu de pistes cyclables. Le vélo est un excellent substitut -si ce n'est le meilleur- à la voiture, sur de petits trajets (<8km, i.e. environ 30 minutes maximum)
- et évidemment, poursuivre les efforts de développement des transports en commun, subvention à la clé pour les salariés choisissant ce moyen écologique et économique de déplacements quotidiens.
Mardi 28 Octobre 2008 - 18:38