"Il n'y a rien de plus privé que la propriété privée", aiment à dire les professionnels de l'immobilier. Qu'en est-il dans les faits ?
Si les travaux d'entretien courant relèvent des syndics, d'autres plus lourds nécessitent l'intervention de la Ville (arrêté de mise en péril, si la sécurité des personnes est menacée) ou de la préfecture (arrêté d'insalubrité, pour les problèmes d'hygiène). Mais uniquement en cas d'urgence !
Le rapport Tattier souligne "le manque de capacité d’intervention" des pouvoirs publics et "l'épuisement rapide des enveloppes financières au regard des coûts pratiqués". Il propose donc une "boîte à outils" pour diversifier les procédures d'intervention (lire ici). Nathalie Appéré précise que "les mises en péril vont se multiplier, mais les locataires et les propriétaires pourront compter sur les pouvoirs publics. Il existe de nombreuses procédures d'accompagnement et de relogement."
Sur les rapports qu'entretiennent les habitants avec leur ville, elle ajoute qu'il faut "penser le centre comme un quartier, renforcer les équipements de proximité, le logement aidé, les centres sociaux, etc."; Elle va plus loin : "C'est aussi l'occasion d'imaginer une recomposition urbaine. Doit-on garder des arrières-cours privatives? N'est-ce pas l'opportunité d'ouvrir de nouveaux espaces publics, de nouvelles rues?" C'est dire si les négociations s'annoncent longues.
Cédric Rousseau
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