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Mise à jour : 03/03/2009

L'impact de l'incendie de 1720

Voilà bientôt trois siècles qu'une grande partie du secteur médiéval a brûlé, mais ses conséquences se font encore sentir.


Les immeubles les plus affaiblis sont ceux qui n'ont pas brûlé en 1720. "Au bout de trois siècles, on arrive à la limite normale de vie d'un bâtiment", explique Renaud Fabry, chargé d'opérations à la Direction de l'aménagement et de l'urbanisme. Parmi ceux qui ont été reconstruits à partir de cette date jusqu'au début du XXe siècle, beaucoup l'ont été à la va-vite, pour pouvoir reloger tout le monde. "Derrière les belles façades en pierre, dans les arrières cours, le bois était encore couramment utilisé. Plusieurs édits ont interdit cette technique, mais le bois restait moins cher que la pierre."


Autre conséquence de l'incendie : la multiplication des copropriétés. Une spécificité rennaise qui concerne 80% des immeubles du centre ancien. "Il en existe sans doute plus qu'ailleurs, car c'était un moyen efficace de partager les coûts de la reconstruction." Le problème, c'est la dilution des responsabilités. "On peut avoir l'impression que certains propriétaires se désintéressent de la structure, dont ils possèdent pourtant une partie", souligne Nathalie Appéré. D'autant que beaucoup mettent leur bien en location et ne résident pas à Rennes… "Il y a une carence flagrante dans l'entretien de certains immeubles, depuis des décennies. Dans les situations extrêmes où il y a un risque pour les personnes, c'est à la collectivité d'intervenir."


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