Depuis les années 80, plusieurs actions se sont succédées : campagne de ravalement obligatoire, et Opérations programmées d'amélioration de l'habitat (OPAH* de 1997-2002 sur une soixantaine de cages d'escaliers, et depuis 2007 avec un objectif de 75 immeubles), avec des résultats mitigés. "On a découvert au fil des ans des immeubles en très mauvaise santé, confie Martine Lecoq, et on s'est aperçu que les OPAH n'étaient pas calibrées pour des restructuration très lourdes." Les procédures d'urgence se sont multipliées. "Il manque une réflexion globale et des outils plus coercitifs" : il faut désormais agir sur des pâtés de maisons entiers et forcer certains propriétaires à réparer en profondeur.
"On a vu des studios ou des caves dans un état lamentable, s'indigne Nathalie Appéré. Il ne faut pas forcément se fier aux belles façades pour juger la qualité d'un bâtiment ! Il va falloir faire le tri dans notre patrimoine". Et s'interroger sur le coût exorbitant de certains travaux, notamment sur le squelette des immeubles.
L'autre interrogation de taille concerne le secteur médiéval, où le tissu est très dense, les cours inaccessibles aux véhicules de secours, les caves et greniers encombrés. Faut-il un grand nettoyage, de quelle ampleur, avec ou sans démolitions?
* OPAH, Opération programmée d'amélioration de l'habitat. Convention entre l'Etat et les collectivités territoriales, d'une durée de trois à cinq ans. Des aides financières sont accordées pour inciter les propriétaires à investir dans l’amélioration ou la réfection de logements (dispositif incitatif).
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