Catherine Julien, adjointe d'animation : «Un trait d'union»
Les enseignants sont les premiers à l’admettre : dans l’éducation d’un enfant, le jeu et la création comptent autant que l’apprentissage scolaire. Catherine Julien ne dira pas le contraire. Adjointe d’animation à l’école Marie-Pape Carpantier, elle a fait du temps péri et extra-scolaire son terrain de chasse éducatif. A la tête d’une équipe d’animation composée de dix animateurs vacataires, elle veille au bon déroulement des activités proposées aux 170 enfants d'élémentaire. Règle les problèmes d’agenda, nourrit l’esprit de groupe, met au point de nouveaux projets…
Le midi, Catherine coordonne les activités encadrées par les animateurs : peinture pour les uns, football avec d’autres. A partir de 16h15, elle met elle-même la main à la pâte. Cette année, ses jeunes poulains ont travaillé sur le thème des différences pour préparer le spectacle de fin d’année. Hip-hop, « danse tendance », danse africaine et acrobaties étaient au programme. Sous sa houlette, les animateurs complètent leur formation initiale. Dans la cour de l’école ou dans les réunions pédagogiques, Catherine leur dispense ses conseils pratiques, tirés de sa propre expérience de mère et d’animatrice au long cours.
« Je fais le trait d’union entre le temps scolaire et le temps péri- ou extra-scolaire. Je suis en contact permanent avec les enseignants, la direction de l’école et les parents d’élèves. En ma présence, la parole des enfants, qui me côtoient parfois depuis plusieurs années, se libère. Je dois m’en faire l’écho quand c’est nécessaire », confie Catherine. Laquelle confesse « avoir ça dans le sang », tout simplement. Un plaisir de tous les jours ? « Parfois, j’ai un peu de mal à savoir comment m’y prendre avec des enfants en difficulté, turbulents ou agressifs », reconnaît l’adjointe d’animation. Mais devant tant d’engagement, d'attention portée à l'enfant, les barrières finissent toujours par tomber.
(texte: O.Brovelli / photos: D.Gouray)
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