[Qualité de vie, Environnement]
Lundi 22 juin, lendemain de fête de la musique, le service propreté de la Ville de Rennes est entré en piste dès potron-minet. Objectif: nettoyer les rues et les trottoirs avant le réveil des Rennais. (Voir le portfolio)
Lundi 5h du matin. Les gyrophares des balayeuses ont remplacé les lampions de la fête de la musique. Une escouade complète du service propreté de la Ville de Rennes est sur le pont: 22 agents, trois encadrants pour diriger la manœuvre, des chauffeurs de balayeuses ou de laveuses mécaniques…
Un dispositif renforcé pour faire face à une situation extraordinaire. Objectif: «qu'à 7 heures, au moment des livraisons, le plus gros du travail de nettoyage soit fait et que tout soit nickel en milieu de matinée», explique le technicien Laurent Jarry. De sorte que les Rennais ne perçoivent aucun des stigmates d'une nuit de fête en se rendant à leur travail.
Première bonne surprise, l'état général du centre-ville n'est pas catastrophique. Certes, le sol est par endroit recouvert de barquettes et de gobelets en plastique, de bouteilles en verre ou de serviette en papier, mais rien de comparable avec les éditions des années précédentes. «Sans doute le fait que cela se soit déroulé un dimanche soir», souligne Laurent. René Cloteaux, responsable du balayage mécanique confirme: «c'est l'équivalent d'un gros samedi». Habituellement, 50 m3 de déchets sont récupérés par les équipes. Cette fois, le volume ramassé sera deux fois moins important. Beaucoup moins que lors de la finale de la coupe de France, esplanade Charles de Gaulle!
Les premiers à intervenir sont les balayeurs. A la force des bras, ils poussent les déchets sur la rue. Là, le gros des détritus est emporté par les véhicules munis de balais rotatifs vers des caissons disposés place de la mairie. Le tout est ensuite acheminé vers l'usine d'incinération. Puis ce sont les laveuses qui prennent le relais pour "briquer" les rues et les trottoirs. Ce matin, trois d'entre elles interviennent en centre-ville. L'une d'une capacité de 8000 litres d'eau, les deux autres de 4000. Un véhicule est également chargé de vider les corbeilles publiques.
«Il faut souligner l'implication des agents de propreté, insiste Laurent Jarry. Nous faisons appel au volontariat pour grossir l'équipe d'intervention et nous n'avons jamais de problème d'effectif.»
9h, les cafetiers de la rue Saint-Michel, valises sous les yeux, servent des petits noirs en terrasse. La ville se réveille doucement. Le pavé est rutilant.
Dominique Primault
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