[Culture, Loisirs]
Nouveau lieu en plein centre ville, le café aux Libellules est un refuge diurne pour les parents et leurs rejetons. Mais pas seulement : les artistes, professionnels ou en herbe, y sont comme dans un cocon. Rencontre avec Stéphanie Leray-Corbin, mosaïste, qui expose et propose des stages dans ce "café des familles", passage des Carmélites.
Des rangées de gateaux - cookies, brownies, muffins, cakes -, des étagères de thé, une salle de jeux avec canapés et mini-hamacs, des bambins qui courent dans tous les coins : pas de doute, on est bien au paradis des jeunes parents. Sur le menu, pas la moindre goutte d'alcool. Devant la porte, pas de tas de clopes écrasées ni de terrasse chauffante. C'est à l'intérieur que ça se passe.
Accrochées aux murs ou posées sur les tables, les mosaïques de Stéphanie Leray-Corbin semblent faire partie du décor. "Elles invitent autant au voyage qu'au souvenir", s'enthousiasme Karine, maîtresse des lieux. Mais plus que de la déco, il s'agit bien d'un art à part entière. "Il faut plusieurs années pour devenir un bon mosaïste, explique Stéphanie. L'école la plus réputée se trouve en Italie, son pays d'origine". Elle-même pratique depuis 7 ans, en autodidacte.

Le principe est connu comme la recette de la mayonnaise. Mais aussi délicat à réaliser. "Au sens large, la mosaïque permet d'assembler des morceaux de différentes matières, souvent avec de la récup' (vieilles fayences, porcelaines…) C'est assez minutieux, ça demande de la patience pour prendre le coup de main." La découpe se fait avec une pince, mais les pros utilisent un instrument spécial, la marteline. Une sorte de gros marteau qui ne se laisse pas apprivoiser en cinq minutes…
Ensuite, chaque artiste adapte à sa façon. Stéphanie achète des objets déjà cassés, émaux de Briare ou d'Orsoni (aux prix si élevés lorsqu'ils sont entiers…), et adopte diverses méthodes. "J'aime autant l'abstrait, avec des jeux de couleurs inspirés de peintres modernes comme Klimt, l'Art Nouveau et l'Art déco, ou des mosaïques romaines plus classiques, très bien dessinées." Pour les supports, tout est possible : tableaux, dessous de plat, mobiles, en fonction de l'imagination de chacun.
Cédric Rousseau
Pratique : L' expo de Stéphanie dure jusqu'au 9 mars, au 17, passage des Carmélites (près de la place Hoche). Elle propose deux stages mardi 3 mars (10h à 16h) et mercredi 4 mars (10h à 12h ou 14h à 17h). Contact : 02 99 12 19 51 (café) ou 02 99 51 46 78.
Voir aussi : le site web du café et même un blog.

© Didier Gouray / Ville de Rennes
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